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Il y a des couleurs dites « basiques » qui composent chacune des tonalités des images que nous regardons tous les jours. De la même manière, il y a des compositions qui nous donnent une perception forte de ces couleurs à travers d’images « simples ». Dans certaines situations, après une observation attentive, l’origine des objets se trouve être un tout autre, souvent invraisemblable pour le spectateur : ce qui appartient à la vie courante s’éloigne au point que toute image se transforme en un espace où a lieu un questionnement : d’abord pour celui que a regardé, ensuite pour celui qui regardera.
Ainsi, une série d’« Harmonies Primaires » pourrait présenter les couleurs dans des situations « ordinaires » au premier regard. De faux paysages à des paysages vrais, les photos de l’exposition essayent d’offrir au spectateur un récit dont le fondement est la couleur (le blanc sur le noir comme une autre variante de la couleur).
Lorsque le spectateur regardera ces photographies, quelle sensation l’assaillira : celle du soulagement au moment de reconnaître les formes et les référents entrevus, ou celle d’un sentiment de gêne pour ignorer de quoi il est question, car dans une certaine mesure son regard (l’acte et la capacité de déchiffrement) hésite, au point de s’annuler.
Dans le choix de l’une de ces images, le spectateur aura sans doute le besoin de s’interroger sur ses goûts, ses préférences visuelles. Est-il possible de penser que les photographies, figuratives ou abstraites, peuvent ouvrir à travers le souvenir un espace pour la réflexion des propres capacités d’étonnement, tout en étant respectueux de l’Harmonie ?
Qu’est-ce que le visitant fera-t-il avec chacune des images ici présentées?
Au moins, garder le fil conducteur dans sa mémoire, entre image et image : les Harmonies Primaires. |